J’ai relevé le défi gainage de Jfeet !

C’est ma super pote de Lyon, Léa qui m’a invité sur Facebook à participer à un petit défi.

Le défi gainage de Mister Jfeet durant tout le mois de juillet. Après avoir invité les Running Roses à me rejoindre, j’ai réalisé mon premier chrono.

Autant vous dire que faire son max en gainage planche le lendemain d’une séance de cross training intensive ça pique sévère. Tout mon corps tremblait.

J’ai tout de même tenu 90 secondes.

A partir de là, le programme de la première semaine était de faire des séries de 3 répétitions de notre max divisé par 2 avec 30 secondes de repos entre chaque planche.

Les courbatures ont disparu peu à peu dans la semaine et finalement j’ai pu faire des séries de 3 x 1 minutes avec 30 secondes de pause, au lieu des 45 secondes par planche de prévu.

Je reconnais tout de même que la 3ème série se faisait en tremblant et les coudes commençaient à souffrir. Mais avec les filles et les encouragements de Jfeet à chaque résultat posté sur la page de l’événement, impossible de lâcher.

La semaine 2, on est passé à 5 séries de notre max divisé par 3. J’aurai donc du faire du 5 x 30 secondes, je me suis cependant directement lancé dans du 5 x 40 secondes. Samedi 15 juillet, le temps de faire un nouveau max est arrivé. Résultat, je suis à présent capable de tenir 2’57 »52 »’.

J’aurai même pu faire mieux si mon tapis n’avait pas tendance à glisser. Il est vraiment temps que je m’en offre un autre… et anti-dérapant cette fois.

Reste plus qu’à se lancer dans la semaine 3… Le planning : 2 séries de 1min30 + 3 séries de 1 min. Et bien ça pique tout ça. Mais c’est toujours une belle victoire que d’aller au bout de ce genre de défi.

 

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Ma première saison de courses

Et voilà, l’été est arrivé et met un terme à ma première saison de courses officielles.

Un peu moins d’un an que je pratique sérieusement le running et me voilà déjà lancé dans la folie des achats de dossards.

Cette folie a commencé un peu par hasard en gagnant un dossard pour rejoindre la Team Vital sur La Grande Course du Grand Paris et ce au moment même où j’étais en convalescence suite à une entorse de la cheville droite. Bref, rien ne laissait penser que j’allais enchaîner les courses.

Après ce premier 12km et une semaine de pause, j’ai enchaîné 3 dimanches consécutifs de courses officielles. Sans le prévoir, j’ai à chaque fois réduit la distance à parcourir. Ce qui m’a permis de me sentir de plus en plus à l’aise dans cet exercice, sans compter que j’ai pu retrouver tout au long mes copines runneuses (dont je vous parlerai lors d’un prochain post).

C’est donc l’Ekiden du Château de Sceaux et ces 10 km sous le soleil rythmés par une bonne dose de côte qui m’attendait. Côté course sur route, j’ai bouclé ensuite les 8km de la Course des Princesses pour ensuite expérimenter le trail avec les 5km de l’Oxy’trail.

Si la chaleur a été parfois un ennemi redoutable, chaque course m’a réservé de bonnes surprises avec l’envie d’en faire toujours plus.

En attendant, pour une première, je suis assez fière de mes résultats, même si faire partie de la catégorie « Séniors » m’a quelque peu surpris sur le coup. Mais c’est vrai que dans le monde du sport, on a tendance à « vieillir » plus vite…

La Grande Course du Grand Paris : 12km
3612ème sur 5517 coureurs
1319ème des femmes
900èmes des séniors femmes
1h16’17 »
9.25km/heure

l’Ekiden du Château de Sceaux : 10km
261ème sur 585 coureurs
74ème des femmes
48ème des séniors
1h06’38 »

la Course des Princesses : 8km
836ème sur 5655 coureuses
527ème des séniors
48’05 »
9.98km/h

l’Oxy’trail : 5km
265ème sur 654 coureurs
54ème des séniors femmes
30’47 »
9.75km/h

A présent, je profite de l’été avec pour objectif mes courses pour une seconde saison encore plus hautes en couleurs : La Parisienne, L’Odysséa, Les 20km de Paris et le semi de Boulogne.

Oui, je me lance dans la folie du semi-marathon tout en zieutant les courses pour ma troisième saison en 2018 avec une grosse envie de faire plus de trails.

Et vous, comment s’est passée votre saison ?

Ma découverte du Cross Training

Depuis des mois, on ne peut parler sport avec quelqu’un sans que le mot crossfit fasse irruption dans la conversation.

S’il y a bien une chose que j’ai apprise depuis que je me suis mise au running, c’est de ne jamais dire jamais.

C’est pour cela que j’attendais la bonne occasion pour me faire ma propre idée de ces nouvelles pratiques sportives.

Je n’avais pas envie de me retrouver dans un cours entouré de sportif bodybuildé ou accro au dépassement de soi en mode rien ne peut m’arrêter et si on me demande 20 pompes j’en fais le triple juste pour prouver que je suis au-dessus du lot. Ou encore, un coach qui te hurle dessus pour soi-disant te motiver, mais qui en fait se moque que tu sois en souffrance et n’a pas le temps pour réellement t’expliquer les exercices…

Au vu de ce que j’ai pu entendre sur l’ambiance de certaines box de crossfit, il était clair que je n’avais pas envie d’y mettre les pieds.

Alors quand Laura (dont je vous parlerai plus amplement dans un autre papier) m’a proposé de tester gratuitement le cross training gratuitement au coeur du magasin Décathlon Wagram, je me suis dit, pourquoi pas.

Déjà parce que j’étais avec Laura et que depuis que j’ai croisé la route des Running Roses, faire du sport, quel qu’il soit, est devenu une expérience encore plus fun.

Ensuite, j’étais curieuse de découvrir cette nouvelle pratique. Là où le crossfit se focalise sur des exercices avec des poids, le cross training se concentre sur les exos en poids de corps. Le principe général est le même. On enchaîne les séries d’exos en mode parcours. 30 secondes par exos, 10 secondes de récup. 3 à 5 exos par séries.

Pour cette session, on devait se retrouver à 5 Roses, finalement, on était 2. Le cours en petit comité est devenu un cours « particulier ». Je pensais que je n’oserai jamais faire du sport au milieu d’un magasin rempli de familles en train de faire les soldes… Avec le recul, je réalise que je les ai complètement oublié, totalement focalisée sur la réalisation des exercices demandés.

Au milieu du rayon fitness, à deux pas de l’ascenseur, le coach installait tranquillement son matériel. L’occasion pour Laura et moi de faire quelques blagues sur notre niveau sportif et la tentation de fuir qui pouvait nous titiller.

Alors que l’on s’était préparé à une session découverte de 30 minutes, on a eu l’opportunité (et la chance) de bosser durant 1h15 avec lui. Honnêtement, on a pas vu le temps passé. On était prise par nos séries à enchaîner, par le fait de se dépenser, de faire au mieux selon notre niveau et de prendre notre pied. Ce qui a été le cas. Le tout agrémenté de quelques rires entre mes tentatives de fuite avorté par l’ascenseur, la perte du ballon par Laura, mon incroyable équilibre sur la gym ball, … A l’image des séries enchaînées, nous avons cumulé les bons moments. Et oui, on peut transpirer et s’éclater en même temps. Il suffit d’être bien entouré et surtout de trouver des personnes sur la même longueur d’ondes que vous. Et ici on a formé un super trio avec le coach.

Il a été réceptif à notre humour, mais surtout il a été ultra pédagogue. Il ne nous a jamais 19692217_923189474486732_1324716176_npoussé à aller trop loin. Il nous a conseillé, nous a guidé du début à la fin. Il prenait le temps de tout détailler, expliquer, d’adapter les niveaux de difficultés. Tout était réuni pour faire de cette première séance le début d’une longue série. Car oui, je recommencerai avec plaisir. Il propose même des Bootcamp auquel je pense assister si les dates me le permettent.

1h15 d’effort et de transpiration dans la bonne humeur.

1h15 de soutien et d’encouragement.

1h15 de découverte de nouveaux « outils » de « torture ».

1h15 pour réveiller des muscles que j’ai tendance à laisser malgré le running et la zumba.

Et aujourd’hui, plus que jamais, je peux dire haut et fort que « Les courbatures, c’est la vie ! »

Reste à savoir quand se déroulera la prochaine séance. J’ai hâte, même si au moment où je rédige ces lignes, le simple fait de tousser me rappelle que j’ai réellement besoin de porter plus d’attention à mes abdos…

Page Facebook de notre super coach : https://www.facebook.com/PO-Coaching-1125779067563147/?pnref=lhc

Page Facebook de Decathlon Wagram : https://www.facebook.com/Decathlon.Wagram.Paris/

Mon premier Trail

Depuis que je m’intéresse aux courses officielles, j’ai, à plusieurs reprises, lu des articles sur le Trail. Ces courses natures proposant des parcours de folies, avec des dénivelés à donner le vertige, des distances impressionnantes mais aussi la possibilité de gérer le parcours comme bon nous semble (courir, marcher, se ravitailler en autonomie…). Autant de choses qui ont attisés ma curiosité.

19397141_10156701105509848_1189905017850120401_nQuand j’ai reçu une offre pour profiter d’une réduction sur un dossard pour l’Oxy’Trail 2017, je me suis décidée à tester cette discipline. J’ai été très raisonnable en choisissant le 5km (la plus courte distance). Sur le site, elle était conseillée pour découvrir la discipline.

C’est donc ultra motivée, que je me suis rendue à Noisiel pour découvrir ce parcours comprenant un dénivelé total de 149 mètres. Et pour prendre encore plus mon pied sur le parcours, j’étais entourée de trois de mes copines runneuses « The Running Roses » rencontré sur la Grande Course.

Je commencerai ce compte rendu par saluer le travail des bénévoles. Je les ai vu à l’oeuvre vendredi quand je suis passée récupérer mon dossard. En moins d’une heure tout était prêt pour accueillir les runneurs. Malgré la chaleur, ils avaient le sourire et l’organisation était parfaite. Un enthousiasme qu’ils avaient aussi le jour J. On sent qu’ils n’en sont pas à leur coup d’essai.

Après avoir retrouvé les copines et notre passage traditionnel aux WC et consignes,19495845_918644528274560_743584519_o direction le SAS de départ.

11h30. Heureusement que nous n’avons pas les mêmes températures qu’au début de la semaine… Le ravitaillement dès le départ nous inquiète tout de même un peu. On plaisante (ok notre humour peut être considérée comme limite), mais face au sérieux des bénévoles et des traileurs, on passe clairement pour des quiches… Mais bon, on s’en cogne. Nous on est là pour découvrir et prendre notre pied.

Pas de vague de départ, tout le monde part en même temps après un décompte de 20 secondes sur grand écran. C’est d’ailleurs la seule chose que l’on regrettera sur ce parcours car le premier kilomètre se déroule dans un goulot d’étranglement où on a du mal à trouver notre rythme sans risque de marcher sur un autre traileur…

Heureusement le tout se décante plutôt bien et surtout, on devient les reines de l’infiltration en se glissant dans toutes les brèches.

19264169_918644671607879_259429517_oLe parcours se déroule sans heurts en dépit des multiples trous (mes chevilles et genoux ont tremblés), des changements de terrains (passant de l’herbe aux graviers en passant par un peu de sable) et des fameux dénivelés.

D’ailleurs débuter en descente, c’est sympa pour prendre de la vitesse et se mettre en jambe, mais ça pique quand on prend conscience que l’on va se taper la même chose en remontant pour atteindre l’arrivée.

Cependant, on va au bout des 5km sans marcher. Jusqu’au bout on court, même si on surveille de près les copines en se disant que si l’une se met à marcher on fera de même (uniquement par solidarité, bien entendu…).

On franchit la ligne d’arrivée le sourire aux lèvres. Même si sur les photos prises parphoto 2 mon père cela ne se voit pas vraiment. Faut dire qu’il restait encore 100 mètres à parcourir à ce moment là avec un passage dans le sable et une petite bosse bien traite. 30min pour faire ces 5 km. On n’est pas peu fier de notre chrono.

Bilan :  Grosse envie de découvrir un peu plus cette discipline, sans pour autant se prendre au sérieux. Et un grand bravo pour l’organisation au top de cet Oxy’Trail !

Courir comme une princesse !

Et avec des princesses !

SAMSUNG CSCPour ces 8 km du Château de Versailles, il fallait être un brin maso pour se lancer avec une température frôlant les 30°C (si ce n’est plus…).

Mais en groupe cela passe beaucoup mieux. Pour ma première participation à cette course, j’ai ainsi retrouvé avec bonheur une partie de la Team Vital : Camille, Laura, Alice, Amandine et Linda.

Pour le coup, ce n’est pas Vital qui nous a offert les dossards. On s’est toute retrouvée là par nos propres moyens et l’entente était tellement bien passée sur La Grande Course qu’on a décidé de se retrouver pour cette nouvelle aventure running.

Quelle journée !

Retrouvailles en fin de matinée autour des consignes et des toilettes (passage indispensable avant une course). On papote, on « s’ambiance » et direction le SAS de départ. On s’est toute inscrite dans le Princesses des Neiges (entre 50min et 1h). Réaliste, au vu de la chaleur, on se serait estimée heureuse de terminer la course tout simplement peu importe notre temps.

20 minutes de patience au fil des départs avec un super « chauffeur de salles » au micro et du bon son. Mais l’attente sous le soleil nous donne envie de partir au plus vite. Pas envie de se déshydrater avant même d’avoir débuté (l’expérience de la semaine dernière m’a suffit à ce niveau là). C’est enfin à nous.

Le démarrage pour ma part se fait nickel. Je trouve mon rythme rapidement et je cours fièrement à côté de Blanche Neige aka Alice. De l’asphalte en passant par la pelouse pour finir dans le sable, on a un petit côté trail dans ce parcours sans avoir l’air d’y toucher. Du coup, on adapte sa foulée et on surveille où on met les pieds, mais le cadre est super agréable et le parcours très ombragé (merci les jardiniers du Parc de Versailles).

Au fil des kilomètres, c’est avec Laura et Camille que je poursuis la course. On s’entraîne, on se motive et c’est un réel plus surtout quand sur la fin les jambes commencent à avoir du mal à suivre et que la chaleur est de plus en plus difficile à gérer. On a pourtant pris le temps de bien boire (et même de manger) au ravitaillement des 4.5km pour mieux repartir.

Le public et l’ambiance monte d’un cran à partir du 6ème kilomètres. On nous encourage, on nous arrose, on nous tape dans les mains. On prend toutes les bonnes ondes pour ne rien lâcher. Même si un monsieur au sens de l’humour douteux nous dit que c’est la dernière ligne droite alors qu’on voit clairement que l’arche d’arrivée est encore loin après un virage…

Le sable sera venu à bout de mes dernières forces. Alors que je voulais accélérer pour 19399183_914210262051320_1107355021910802352_nfranchir l’arche en trio avec Laura et Camille, je les laisse prendre quelques mètres devant moi quand mes pieds s’enfoncent dans le sable et que ma foulée se fait plus lourde. Pas grave, je vais tout de même au bout, en tentant de garder le sourire, même si je pense que la photo finale montrera un autre visage.

Et à notre grande surprise, en jetant un coup d’oeil au chrono, on constate que l’on a bouclé tout cela en moins de 50 minutes.

La fatigue ne nous pousse pas à sauter de joie mais à l’intérieur on est fier.

On passe au ravitaillement, on récupère les sacs, on passe au wc et après quelques étirements, on se pose à l’ombre pour attendre les autres qui arrivent tout aussi vidée que nous.

Après un pique-nique semi-improvisé, lors duquel on encourage les dernières « princesses » à boucler les 8km ou les jeunes chevaliers faisant la course du Trianon.

Quelques photos plus tard, on débute une nouvelle expédition pour trouver le rer, tandis qu’Alice rejoint sa petite famille et sa petite princesse Belle qui va courir la course des Chevaliers.

19274986_914210248717988_7672919149084152241_nSi les bénévoles de la course était au top, on ne peut pas vraiment en dire autant des gardiens de Versailles qui nous ont donné des indications dans tous les sens pour trouver la sortie. Résultat, un beau détour de plus de 30 minutes. Au moins, cela nous offre de quoi rigoler un peu plus ensemble.

Bilan : Une sublime journée avec des princesses au top ! Et déjà en ligne de mire le fait de se retrouver sur La Parisienne en septembre… A moins qu’une autre occasion se présente avant.

Les 10km du Château de Sceaux, une course au mental !

Ma seconde expérience de course officielle a été quelque peu épique. Si la première avait été pleine de bonne surprise, celle-ci s’est avérée surprenante du côté de mes capacités et des progrès que j’ai fait au fil des mois.

SAMSUNG CSCA l’origine, j’aurai aimé participer au marathon en relais, mais pas évident de trouver 5 autres personnes motivées pour ce genre de défi. Du coup, j’ai décidé de me lancer dans le 10km solo de cet Ekiden du Château de Sceaux.

1ère édition de cette course et il faut dire qu’on l’a bien senti.

Les rumeurs sont allées dans tous les sens durant l’heure supplémentaire d’attente. Entre problème technique, électricité inexistante ou blessure d’un membre de l’équipe technique, difficile de savoir ce qui était vrai ou non. Quoi qu’il en soit, au lieu de partir à la fraîche à 8h30, il a fallu prendre notre mal en patience jusqu’à 9h30. Le tout, sous le soleil et sans eau. Enfin, à l’exception des 10 dernières minutes où des verres d’eau en enfin été distribués aux participants.

Du coup, l’échauffement collectif prévu n’a pas eu lieu. Et à 9h30, un mouvement de foule s’est fait naturellement en direction de la ligne de départ. Sans un mot, les premiers coureurs sont partis en trombe tandis que ceux qui se trouvaient au fond, comme moi, nous demandions si c’était un vrai ou faux départ.

Le fait de devoir clôturer ces 10 km en 1h30 max a fait que nombreux sont les coureurs a être parti très vite. J’ai essayé de ne pas me laisser embarqué par ce flux. Je suis partie à mon rythme habituel. Tout aurait pu se passer au mieux malgré ce départ en côte, mais l’attente et le manque d’eau ont eu un effet que je n’avais pas prévu. A peine 500 m de parcouru et une première crampe est apparu dans mon mollet droit. Tandis que la douleur s’intensifiait, c’est le mollet gauche qui s’est rappelé à moi.

J’aurai pu m’arrêter immédiatement. Ne pas prendre de risque. Abandonner n’était pas envisageable pour moi. Alors j’ai poursuivi. J’ai passé outre. J’ai adapté mon rythme. Et même si les 5km de côtes au total ont été difficile à encaisser, je n’ai rien lâché. Là où d’autres s’arrêtaient ou marchaient, je continuais de courir. J’ai réussi à maintenir mon rythme, voir à l’augmenter lors des derniers kilomètres.

Les ravitaillements en eau aux 3ème et 8ème kilomètres étaient parfait, bien que un peu chiche en eau. Le verre était rempli au tiers. Au vu de la chaleur, des petites bouteilles ou un verre plein n’aura pas été du luxe. Pas étonnant que beaucoup de coureurs ont fait des pauses dès qu’une fontaine se présentait ou cherchait la moindre parcelle ombragée.

Ne rien lâcher tout en profitant de ce magnifique cadre. Courir au Parc de Sceaux, ça a vraiment de la gueule.

Bon, si j’ai réussi à faire 10 km au mental, ce qui n’est pas rien. Surtout en vu d’un photo 3éventuel semi dans moins d’un an. J’avoue que j’ai encore du boulot. Se faire dépasser par les premiers alors que vous n’avez même pas fait la moitié de la première boucle, ça vous fait relativiser. Mais c’est aussi cela qui me rappelle que j’adore courir, que petit à petit je m’améliore et que je fais ça avant tout pour le plaisir.

Au bout d’1h07, je passe enfin la ligne d’arrivée avec mes deux mollets en feu, mes fessiers et mes abdos commençant aussi à piquer légèrement… Il était temps que cela s’arrête.

Une nouvelle médaille de finisher en poche, un mental en acier qui ne cesse de me surprendre et l’envie de savourer encore plus ma Course des Princesses le 18 juin prochain.

Pourquoi je cours…

Pourquoi tu cours ?

C’est étrange comme cette question revient dans beaucoup d’échanges lorsque je mentionne le fait que le « running » fait partie de notre quotidien.

Pour être honnête, c’est une question que je me posais en croisant les joggeurs, il y a encore un an. Mais pourquoi courrent-ils ? Après quoi ? Quel est l’intérêt ? Autant de questions auxquelles j’ai tenté de répondre quand je me suis enfin lancée dans cette aventure.

Running 1

Au départ, c’était simple et terre à terre. Je cours pour maigrir. Je cours pour fuir celle que j’étais et tenter d’attraper celle que j’aimerais devenir. Chose qui a plutôt bien fonctionné. Mais il me fallait plus. Il me faut toujours plus. Je ne suis pas une femme pour rien…

Je cours pour arrêter de penser. Pour me vider la tête. Entre les kilomètres qui défilent et moi, il n’y a plus que l’écho de mes pas sur le sol, de ma respiration plus ou moins aisé suivant mon rythme.

Un silence prend place dans mon esprit en dépit de tous les bruits extérieurs présents. Pendant ces quelques moments de répit, il se met en pause. Celle-ci peut s’avérer éphémère et prolixe quand elle m’apporte une solution ou une piste que je n’espérais plus. Je ne cours pas pour fuir mes problèmes, mes réflexions, mes peurs.

Je cours vers quelque chose. Que cela soit conscient ou non. Je cours pour me réaliser. Pour atteindre un objectif. Pour me dépasser. Pour l’endorphine que cela génère et tout le bien-être qui en découle. Telle une drogue, j’ai besoin de ma dose, j’ai même besoin que celle-ci augmente espérant que les effets n’en dureront que plus longtemps.

Running

Et même si je vois le mur approcher, il faut que je cours pour réussir à l’abattre, pour ne plus reculer. Avancer. Encore et toujours. Sentir comme des ailes me soulever de terre…