En formation…

Je viens de passer 3 jours en formation. Alors oui, sortir de ma routine du boulot m’a fait du bien, mais naturellement rien ne s’est réellement déroulée de manière limpide…

Je ne sais pas si au fond j’ai toujours été comme cela, si c’est les retrouvailles avec les transports en communs ou si tout simplement « Caro Mio » déteint sur moi, mais je me suis faite remarquer dès ma première heure de formation en manifestant vivement ma désapprobation.

Alors que nous devions débuter à 10h, on était encore en train de se toiser en silence à 10h15 quand la formatrice, toute mielleuse, propose d’attendre les derniers retardataires pour débuter. « Ce n’est pas grave, on restera ensemble plus longtemps ce soir pour finir le programme prévu. » lance-t-elle la bouche en coeur.

Moi, d’habitude si calme, douce et docile, laisse les mots « Non, cela ne va pas être possible ! » sortir de ma bouche. Silence dans la salle, les regards bifurquent vers ma modeste personne. La formatrice prononce un timide « Pardon ? ». Et me voilà qui enquille avec « Je ne vois pas pourquoi on serait pénalisé à cause des retardataires. On est arrivé à l’heure, voir en avance. Personnellement, j’ai une vie en dehors du travail. Vous faites ce que vous voulez. On peut attendre les autres pour débuter, mais je partirais à l’heure indiquée sur ma convocation. Je ne vais pas adapter mes horaires parce que certains sont incapables de respecter ce qui a été décidé au départ. » BIM !

Nouveau silence… Avant que quelques approbations et manifestations de soutien timides soient enfin perceptibles. On peut dire que la formation « anticipation des gestions de conflits » débutent fort…

Le groupe finalement au complet (en dehors de 2 vrais absents), on peut enfin démarrer à… 10h25. Notre formatrice/psychologue se présente avant de nous laisser la parole pour un petit tour de table.

Constatation, en plus d’être la râleuse, je suis la plus jeune et la moins expérimentée du groupe.

Assise entre le prototype de la fonctionnaire quinquagénaire coincée dans son tailleur passé de mode et le quinquagénaire, à la longue tignasse grisonnante, plus obsédé par la perfection de ses boucles que par les mots prononcés par la formatrice. C’est dans ces conditions, que je me prépare à faire le premier exercice en mini groupe : Ecrire un exposé sur la migration des libellules (et non ce n’est pas une blague).

Sans surprises, la dame ne pipe pas un mot, se contentant d’approuver les échanges que j’ai avec monsieur. Lui, s’avère beaucoup plus loquace. Etalant avec une fausse modestie sa maigre connaissance sur le sujet. J’échange, je débats, je questionne, tout en prenant le rôle de scribe. Résultat, au moment de partager les fruits de notre travail, les deux me désignent d’office pour prendre la parole.

Le « running gag » de ses 3 jours semblent être la ponctualité.

Après la pause repas, les festivités reprennent avec 30 minutes de retard… M’en fous, je me casse à l’heure, j’ai déjà annoncé la couleur ! Je prends mon mal en patience en faisant connaissance avec les autres obsédés de « l’heure c’est l’heure » et on prend conscience que nos problèmes du quotidien sont assez semblables.

Nouvelle tentative de la formatrice pour nous faire passer avec un sourire la prolongation de séance jusqu’à 17h voir plus… Nouveau levé de bouclier, et cette fois, je ne suis pas seule à protester. Nondidiou !

Premier jour et déjà à la tête d’un mouvement contestataire. Pas sûre que la formatrice m’ait à la bonne…

La joie des transports en communs… Les gens faisant une gueule de 30 mètres de long, ceux qui dès 8h ont des odeurs corporels, les plaisirs d’une promiscuité fortuite…

J’en viens à me demander pourquoi j’ai renoncé à cela dans mon quotidien…

Encore 3 minutes avant le début de la journée et les potentiels retardataires sont toujours aussi nombreux. Au moins, je me dis que je ne suis pas au boulot et vu l’hécatombe qu’a été la journée de la veille, ce n’est pas plus mal. J’avoue avoir eu un fou rire en lisant les mais de SOS envoyés par mon chef assurant ma permanence. Oui, je sais c’est mesquin, mais qu’est-ce que c’est bon…

C’est parti avec 15 minutes de retard. On s’améliore…

Et aujourd’hui, on ne plaisante pas ! Ma voisine à sorti le haut à paillettes et les baskets léopards. La séance de photo-langage, quant à elle, se transforme en séance de thérapie pour certains membres qui s’effondrent en larmes. D’autres battent des records d’un nouveau genre en arrivant avec 1 journée et 1h30 de retard.

Décidément, cette formation est surprenante.

L’avantage, c’est qu’avec les retards, les pauses à rallonges et les débats sans fin sur qui mange où et quoi, j’ai tout mon temps pour écrire ou réfléchir à mes projets persos :

  • Une nouvelle
  • Un texte cadeau d’anniversaire
  • Deux articles pour mon blog (sans compter celui-ci)
  • Un brainstorming autour des 60 ans de mon père
  • La préparation d’un grand jeu que je vais animer pour l’anniversaire de mon beau-frère
  • Des listes à n’en plus finir
  • Quelques brouillons de mails rédigés en avance

Bref, je rentabilise mes journées au maximum…

En dépit de ce que je peux laisser entendre, cette formation n’aura pas été vaine.

Bon, je n’en sors pas de là avec des solutions miracles ou transcendée par ce que j’y ai appris. Cependant, j’ai quelques pistes sur lesquelles travailler et pas mal d’idées à mettre en place et surtout une certitude :

Je ne suis pas trop mauvaise comme manager finalement.

Instinctivement, depuis ma prise de poste, j’ai mis en place des choses que la formatrice considère comme évidente pour une bonne cohésion d’équipe.

Je sors de ces 3 jours avec une envie qui, me titille déjà depuis quelques années, m’obsède un peu plus chaque jour : Je veux devenir ma propre patronne. Ouvrir ma structure culturelle.

Il ne me reste plus qu’à me lancer. Doucement mais sûrement.

Motivée à 500% la gonzesse !

 

 

L’après bilan de compétences #1

Pour ceux qui n’auraient pas suivi mes trépidantes aventures professionnelles de ce début d’année, j’ai donc effectué un bilan de compétences. Il ne me restait plus qu’à mettre à profit ce que j’en ai tiré pour aller de l’avant.

J’ai donc négocier avec mon entreprise (avant mon départ) d’utiliser des heures de DIF (Droit Individuel à la Formation) pour effectuer une formation à distance auprès du CERPFA. Après de multiples recherches et quelques semaines de réflexion, j’ai opté pour celle de Chargée en communication évènementielle.

Une semaine après mon inscription, j’ai donc reçu un charmant fascicule à étudier en long, en large et en travers, le tout accompagné de 8 devoirs. Et oui, j’ai arrêté les études, il y a 6 ans et aujourd’hui je me retrouve à nouveau le nez dedans. Je dois reconnaître que j’aime assez. Me plonger dans les livres, étudier, analyser, réfléchir, prendre des notes… c’est pas que ça me manquait, mais entre nous, j’ai tendance à préférer ça aux prises de tête avec les collègues ou encore aux horaires fixes de bureau.

Je fais mon programme à mon rythme. Le Cerfpa prévoit entre 6 à 8 mois pour réaliser cette formation et je l’ai bouclé en 3. Bon faut dire que quand on est au chômage, on a forcément plus de temps pour ce genre de choses 😉

Cette formation est très intéressante et m’a permis de mieux comprendre certains aspects de mon précédent travail. Alors que j’étais journaliste, on m’a demandé d’avoir les compétences et le savoir faire d’une chargée en communication… mais sans la formation… Mes migraines me semblent aujourd’hui moins incompréhensibles.

Je dois reconnaître que j’ai retrouvé rapidement des réflexes et des sensations que j’avais au lycée et à la fac. Etudier le soir à la nuit tombée, dévorer des pages de cours quand le sujet me passionnait, stresser en rédigeant mes devoirs et en priant pour ne pas partir dans un hors-sujet monumental ou encore trembler légèrement en ouvrant l’enveloppe contenant ma note…

Au final, je ne m’en suis pas trop mal sortie (un bon 16 de moyenne sur les 8 devoirs). Il faut dire qu’en 5 ans de journalisme, j’ai apparemment accompli pas mal de tâche relevant de la fonction de Chargée de Comm’. Ce qui m’a pas mal aidé dans la compréhension des cours. Mais ça m’a aussi fait prendre conscience de mes nombreuses lacunes.

Une bonne petite formation, qui m’a donné envie de poursuivre dans cette voie, même si je ne me vois pas ouvrir mon agence dans l’immédiat. Je me vois plutôt combiner mes capacités pour faire quelque chose de plus global au niveau culturel.

En attendant la suite de mes aventures post bilan de compétences, je vais profiter du reste de l’été comme une ancienne écolière !

Vive les vacances ! Enfin pas de départ avant le mois d’août…

Prendre ce poste ou rester au chômage ???

Depuis quelques jours, je ne sais pas sur quel pied danser…

Comme vous le savez, si vous me suivez depuis quelques temps, je suis une toute nouvelle chômeuse avec des envies plein la tête.

Le souci, c’est qu’être au chômage, c’est pas la fête tous les jours. Surtout quand il faut payer un loyer et les factures et que personne n’est là pour vous y aider.

A l’origine, je voulais profiter de cette période pour faire tout ce que mon CDI m’avait jusqu’à présent empêcher d’accomplir :

– Me remettre en question d’un point de vu professionnelle

– Trouver une nouvelle voie me convenant mieux

– Faire un métier dans lequel je m’épanouis

– Me former à nouveau et reprendre des études

Bref, mettre tout ce temps à profit pour me préparer un avenir neuf et radieux.

J’avoue que malgré toutes ces envies et belles idées, le principe de me retrouver inactive ne m’enchante pas des masses surtout sur le long terme. De plus, gérer un budget serré est loin d’être aussi simple et reposant pour les nerfs que cela.

Donc, je reconnais que quand ma meilleure amie m’a proposé de pousser ma candidature pour un poste au sein de sa rédaction, j’ai été prise d’une énorme envie de sauter au plafond. Et j’ai naturellement répondu oui sur le champ.

C’est un peu du pain béni que de retrouver aussi rapidement un CDI dans le milieu de la presse et je me voyais mal passer à côté.

L’entretien d’embauche s’est déroulé à merveille et entre nous, le poste est mien et pour concrétiser le tout, je n’ai plus qu’à signer… Simple formalité en fin de compte…

Mais… Et oui, il y a un mais. C’est là que les choses se compliquent dans ma tête.

Voici les deux scénarios s’offrant à moi :

 

Si je prends le poste

Si je refuse le poste

Je m’engage pour au moins 1 an dans ce poste

Je vais faire un travail loin d’être glamour et fun

Je vais travailler dans un milieu qui est tout sauf mon crédo

Je garde ma carte de presse

Je toucherai une paye pas trop dégueulasse

Je vais apprendre une nouvelle facette du métier de journaliste

Je devrais supporter 4h de transports en communs par jour pour aller et rentrer du boulot

Chacune de mes erreurs risquent de se répercuter sur ma meilleure amie qui a tout fait pour me faire embaucher

 Cette boîte sort d’une période de crise et remonte tout juste la pente…

Je reste au chômage

Je me laisse le temps de trouver un poste convenant plus à mes envies

Je serai plus dispo pour mes nièces

Je risque de perdre ma carte de presse d’ici mars prochain

Je peux m’organiser mon voyage à New York sans contraintes

Je risque de décevoir ma meilleure amie qui aura poussé ma candidature

Je mets dans la panade ce potentiel patron qui considère que je rejoins son équipe à la rentrée

 

Vous l’aurez compris, j’ai du mal à me décider.

Il faut dire que si je n’avais pas 4h de transports par jour et que la thématique de ce poste était plus en adéquation avec mes centres d’intérêts, j’aurai tendance à dire oui les yeux fermés. Mais ce sont tout de même deux facteurs non négligeables.

D’autant plus que je sais pertinemment que si on me propose un poste plus proche et plus fun alors que je suis engagée chez eux, je vais sérieusement avoir les boules…

Reste ma meilleure amie, envers qui je me sens engagée et que je ne veux pas décevoir. Bon, je me dis qu’elle me comprendra vu qu’elle cherche à quitter cette société dans laquelle elle évolue depuis 4ans et demi.

Je ne sais vraiment pas quelle décision prendre pour le moment… Si je dis non, je prends le risque de rester encore au chômage pour une période indéterminée… et j’avoue que ça m’effraie un poil.

Je lance ici un SOS, si l’un(e) d’entre vous c’est déjà retrouvé dans cette situation ou si vous avez une opinion quelconque, n’hésitez pas à m’en faire part…

Aujourd’hui, ma nouvelle vie commence !

Il y a des jours comme ça où on a l’impression que tout est un signe du destin. Comme cette Une de 20 Minutes qui tombe à pique !

Depuis quelques jours, je m’y prépare car je savais que la date approchait. Et là voilà, cette journée du 31 mai 2012 qui met fin à 5 ans de collaboration au même site internet culturelle. De simple stagiaire à Responsable base de données en passant par pigiste, j’aurai petit à petit réussi à gravir les échelons de cette rédaction.

Avec passion, dévouement, envie et le sourire aux lèvres, je n’aurai pas compté mes heures passés derrière l’écran de ce vieux PC qui avaient tendance à surchauffer un peu trop souvent à mon goût.

Cinq années à voir naître et grandir un site que j’ai considéré un peu comme mon bébé.

Si j’ai pu réaliser l’un de mes rêves avec ce travail, je garderai surtout précieusement les rencontres que j’aurai fait durant cette période. Que ce soit avec les attachés de presse qui ont tout mon respect et qui ont toujours été là pour répondre à mes demandes, certains de mes collègues que j’espère continuer à voir en dehors du bureau, ou encore toutes les personnes qui pour une raison ou une autre m’ont aidé à grandir professionnellement et personnellement… Je pars avec un tas de bons souvenirs, même si la fin n’a pas été évidente et m’a bouffé de l’intérieur.

Alors voilà, aujourd’hui était le dernier jour de cette vie et demain sera le début d’un nouveau chapitre qui reste encore à écrire.

Je m’attendais à ce que ce point final soit plus douloureux à écrire. Il faut dire que je m’y prépare depuis six mois… Alors quand la décision de l’Inspection du travail est tombée, le soulagement n’était pas vraiment de mise. C’était plutôt un pas en plus d’effectué.

Et là, le moment du Solde de tout compte est arrivé et même si je n’ai jamais vu mon compte en banque aussi garni, je ne suis pas plus excitée que ça. Il faut dire que la réalité du chômage fait que je ne vais pas claquer tout mon argent en voyage ou cadeau. Je préfère garder ça de côtés pour les mois à venir qui risquent d’être assez aléatoire…

Je pense que la réalité de ma nouvelle situation de chômeuse prendra vie lors de mon entretien à Pôle Emploi.

A moi, la reprise d’études et la recherche d’emploi ! Le bon côté, c’est que je suis devenue incollable en procédure de rupture conventionnelle 😉

D’ailleurs si vous êtes à la recherche d’une rédactrice/journaliste web et que vous passez par là, n’hésitez pas à me contacter. Vous pouvez en apprendre plus sur moi ici et retrouver mon CV .

J’ai fait un bilan de compétences

Il y a quelques mois, j’ai décidé d’utiliser une partie de mon DIF (Droit Individuel à la Formation) pour réaliser un bilan de compétences.

Il faut dire que la réorganisation qui avait lieu à mon travail a été le petit coup de pied aux fesses dont j’avais besoin pour me décider. Après plus de 5ans passées à faire le même métier, je commençaient à me demander si un jour je serai capable de faire autre chose… Le plus gros problème était de savoir quoi faire d’autre.

Avec un Bac+3 arts du spectacle mention cinéma et audiovisuel, on ne peut pas dire que j’ai un choix énorme qui s’offre à moi. Je ne regrette pas du tout d’avoir suivi ces études, vu que ça m’a permis de travailler dans le milieu qui me passionne. Dans le registre des « et si », j’avoue que je me demande quand même si j’aurai pas mieux fait de terminer mon mémoire et de valider ma maîtrise (mais ça aurait été au détriment de ma carrière de journaliste) ou encore si j’étais resté au Québec pour finir mon année d’échange universitaire…

Enfin, mes choix m’ont conduit à devenir journaliste et entre nous, l’expérience aura valu le détour, même si le bilan n’est pas forcément rose (ce qui fera peut-être un jour l’objet d’un autre article). Donc me voilà, à presque 30ans à me retrouver dans le bureau d’une spécialiste du bilan de compétences à lui raconter mon parcours, mes choix, lui parler de mon enfance, mon éducation, mes rêves….

Un côté un peu psy ? Oui, tout à fait, du moins pour les premières séances. Contrairement à la séance chez le psy où on se sent vide et pas très bien vu les souvenirs que l’on a ressassé, en sortant du bilan, je repartais avec une pêche d’enfer, plus consciente que jamais de mes atouts.

Au final, un bilan de compétences, c’est beaucoup d’échanges avec votre interlocuteur et encore plus d’introspection autour de votre parcours, votre personnalité, vos qualités et vos défauts.

Même si ce n’est pas évident, les critiques négatives et la mise en avant de tout ce qui ne va pas du côté pro m’ont permis d’avancer et de mieux comprendre pourquoi j’en suis là aujourd’hui. Pourquoi le métier qui me comble depuis 5ans, aujourd’hui ne me satisfait plus.

Après un peu moins de 10 séances de 2h, pas mal de recherche personnel et de long temps de réflexion, le moment de dire au revoir à la personne qui nous a guidé dans cette nouvelle étape n’est pas évident. Elle m’a aider à grandir, à reprendre confiance en moi et à aller de l’avant. Grâce à elle, je sais à présent que je peux tout recommencer ailleurs, autrement. Je n’ai plus peur de ce que l’avenir, aussi incertain et flou soit-il pour le moment, me réserve.

Je vous ferai part de ce nouveau chapitre que je vais entamer un peu plus tard.

Dans tous les cas, si jamais vous envisagez de faire un bilan de compétences, je ne saurais que trop vous conseillez le cabinet par lequel je suis passé, Performance Career. Comme dans tout les domaines, il y a des bons et des mauvais et pas rapport à tout ce que j’ai pu lire ou entendre sur les bilans de compétence, je peux vous assurer qu’ils font partie des très bons. Je pourrais même vous donner le nom de la personne ayant pris mon dossier en charge en message privé, n’hésitez pas à m’en faire la demande dans les commentaires. A noter, qu’en plus de cette « formation », ils proposent aussi des service de coaching ou encore des séances d’hypnose pour vous aider à surpasser votre peur de l’avion. Comme quoi multiplier les casquettes n’est pas toujours une mauvaise chose !

Plus j’y pense et…. plus j’y pense !

 

Depuis quelques mois, je suis en train de me préparer à mettre un point final au premier tome de ma vie professionnelle. Si cette perspective ne m’effraie plus autant qu’avant, je ne peux pas m’empêcher de cogiter sur l’après…

Ma tête est tellement pleine que la moindre chose venant se rajouter provoque une saturation. Résultat, j’élude tout ce qui me semble secondaire et j’essaye tant bien que mal de me focaliser uniquement sur l’évènement le plus proche. Malheureusement, la machine a tendance à dérailler et résultat le psychique carbure tellement que le physique ne suit plus beaucoup…

Et le cercle vicieux continue : Penser à aller de l’avant, penser à ce que pourrait être ce grand changement, esquisser une réponse, être de plus en plus tentée et emballée par cette perspective, puis se mettre à douter, à hésiter, reculer à nouveau et recommencer à penser.

Cependant, la date butoir (fixée au 8 mars) pour établir un plan du second tome approche. J’espère être capable de me décider, mais pour cela il faudrait que j’arrête de penser que ma décision sera irréversible et définitive. Après tout, je peux très bien me lancer dans la rédaction d’une saga, plutôt que de me contenter de deux livres…

 

Et après ?

Depuis quelques mois, je suis un bilan de compétences. Et j’avoue que ces jours sont rythmés par une seule question : Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire ensuite ???

Cette phrase n’arrête pas de me retourner la tête… Plus les jours passent moins je pense pouvoir y trouver une réponse. J’essaye pourtant, en m’investissant dans mon bilan, en prenant des moments pour me pencher sur les différentes possibilités qui s’offrent à moi, mais cependant rien à faire.

J’ai l’impression de faire un pas en avant et deux en arrières. J’ai des idées, j’en ai jamais manqué d’ailleurs, mais là où ça se corse c’est dans leur concrétisation. Entre celles qui demandent un max d’argent, celles qui sont des rêves fous et celles qui demandent un investissement (personnel et temporel) important, j’ai l’impression qu’aucune n’est vraiment réalisable… Enfin, du moins, ne pourra pas vraiment me permettre de vivre.

Et j’avoue que même si je suis motivée et passionnée, à bientôt 30ans, j’ai un peu de mal à me dire qu’il faut que je recommence tout à zéro… Remarquez, je n’ai pas de famille à charge, ce qui est un certain avantage dans ce cas précis. Mais bon, du coup, je suis toute seule pour payer mon loyer, mes multiples factures… Et étrangement, je suis pas persuadée que mon proprio ou même mon banquier valide l’option reprise d’études.

Alors j’étudie les options de cours par correspondance, cours du soir, mi-temps, télétravail… Bref tout ce qui pourrait me permettre de subvenir un minimum à mes besoins tout en menant à bien l’un de mes projets.

Ma passion c’est l’écriture, le reste des mes amours se partage entre le milieu culturel, la création, un grand sens de l’organisation et une envie d’accomplir quelque chose d’utile… Pas évident de combiner le tout dans un métier fiable ou dans un domaine qui embauche.

En attendant de pouvoir enfin répondre à la question « Et après ? » et par la même occasion rassurer une partie de ma famille qui est encore plus paniquée que moi à l’idée que je puisse me retrouver au chômage (oui, je vous l’accorde ça aide pas vraiment…)

Promis, je ne manquerai pas de vous faire part de mes (non) évolutions dans cette quête… En attendant, je vais essayer de retrouver le sommeil (mon cerveau surchauffe tellement que mes nuits sont de plus en plus courtes).