Mon groove du moment #5

C’est reparti pour une petite sélection musicale.

On commence avec le rythmé Green Light de Lorde. J’adore son timbre de voix.

Ceux qui commencent à me connaître ne seront pas surpris de retrouver un nouveau titre du dernier album, Divide, d’Ed Sheeran (aka l’homme de ma vie). Ici, c’est Galway Girl qui vous donne envie de remuer vos corps (enfin j’espère).

Une autre chanson qui donne envie de taper des mains et des pieds de manière entraînante, c’est Holdin’ Out de The Lumineers (autre groupe se retrouvant régulièrement dans ma playlist).

Sia et Pink associent leurs voix et leurs talents pour Waterfall. Idem, ceux qui passent régulièrement sur le blog, connaissent mon amour pour la musique de ces deux artistes. Du coup, pas étonnant de les trouver ici. Mais le plus du clip, c’est que les Jabbawockeez (à défaut de Maddie Ziegler) y participent. Je vous laisse regarder ça.

Daft Punk is back ! Le duo robotique de l’électro française s’est associé à The Weeknd pour le single I Feel it Coming. Je pense qu’en découvrant le mélange de groove et d’électro de ce morceau vous tomberez aussi sous le charme.

La vie, la mort, la vie…

Erik Orsenna est l’un de mes auteurs préférés. Je suis fan de sa série sur la langue française. Il m’a redonné goût aux mots et à la lecture à un moment, où je commençais à m’en lasser. Grosse erreur !

Par hasard, j’ai su qu’il avait consacré un ouvrage sur Louis Pasteur. Vous savez le célèbre scientifique qui a trouvé le vaccin contre la rage, entre autre chose.

On y découvre la vie de cet homme qui est étrangement marqué par la mort et qui se bat durant toutes ses années pour sauver des vies. Un ouvrage complet qui ne se contente pas de conter, mais qui offre aussi la possibilité de partager un peu de la vie de ce grand homme, en découvrant des textes, des correspondances signés par Pasteur lui-même.

Le romancier français, qui occupe le même siège que Pasteur à l’Académie Française, a décidé de sortir de sa zone de confort pour en apprendre plus sur l’homme l’ayant « précédé ».

On y découvre un homme investi intégralement dans ses recherches. Un homme qui ne se remettra jamais de la mort de ses 3 enfants. Mais aussi, en arrière plan, le portrait d’une femme, la sienne, Marie. Une femme entièrement dévouée à son époux et qui sera son plus important pilier.

Une oeuvre à mettre entre toutes les mains des curieux ou des amateurs de biographie.

La vie, la mort, la vie de Erik Orsenna
Ed. Livre de Poche
Déjà disponible
206 pages / 7,1€

La vie sexuelle des soeurs siamoises de Irvine Welsh

Les romans d’Irvine Welsh ont un drôle d’effet sur moi. Ils provoquent un effet d’attraction/répulsion au fil des pages. Du coup, j’ai toujours du mal à l’ouvrir et encore plus de difficultés à le refermer.

La vie sexuelle des soeurs siamoises ne déroge pas à la règle. Au fil des pages, j’étais prise d’une irrésistible envie de claquer certains personnages ou encore de fermer le livre violemment et de le jeter loin de moi. Malgré cela, une curiosité malsaine prenait le pouvoir sur moi et me poussait à aller plus loin dans la lecture.

Encore une fois l’auteur écossais fait mouche avec son analyse brutale de la société et l’intelligence dont il fait preuve dans le traitement des personnages et des thématiques choisies.

Alors que Trainspotting (probablement son roman le plus connu) traitait de l’addiction à la drogue, La vie sexuelle des soeurs siamoises se focalise sur l’addiction à l’image que l’on renvoie de soi, au sport, au sexe, à la bouffe… Toutes ces sujets qui font les gros titres de la presse féminine ou même sportive.

 » — Non, j’aime pas, j’adore, putain ! Il faut les pousser à se rendre compte à quel point leurs culs sont répugnants, et mon regard fait un tour de la table, et je reprends d’une voix plus basse, plus rocailleuse : — Mais j’ose espérer que vous avez bien compris que je plaisantais avec mon histoire de requins, et j’attends leur réaction.

— Bien sûr…. dit Valérie.

— ça coule de source, acquiesça Thelma.

— C’est vrai, j’enchaîne, — ce serait vraiment trop cruel d’exposer des animaux aux saloperies de toxines de ces corps gavés de malbouffe ! »

Tout se passe à Miami. Ville du culte du corps et du superficiel, mais aussi temple de la malbouffe. Pour illustrer son propos, on a d’un côté Lucy Brennan, coach sportive bi-sexuelle, obsédée par la performance et terrorisée à l’idée de vieillir et ne « plus pouvoir faire ou paraître ». De l’autre, Lena Sorrenson, une artiste en surpoids, névrosée et mal dans sa peau, manquant cruellement de personnalité.
La rencontre des deux femmes va donc donner de nombreuses étincelles pour finir par former un duo inattendu.

L’auteur va loin et n’a jamais peur de choqué son lecteur ou de pousser le bouchon un peu loin. Ce qui rend le tout plus authentique. 500 pages qui offrent un regard sans concession, et saupoudré d’humour, sur la société actuelle.

Probablement mon roman préféré de l’auteur depuis Trainspotting.

 

La vie sexuelle des soeurs siamoises de Irvine Welsh
Editions Au Diable Vauvert
Déjà disponible en librairies
512 pages / 22€

En voiture, Simone !

Edité à l’origine sous le titre, Nos adorables Belles-filles, j’ai découvert ce roman d’Aurélie Valognes sous le nom de En voiture, Simone lors de sa sortie en poche.

J’ai dévoré ce récit en deux temps trois mouvements. Parfait pour accompagner le week-end prolongé du 1er mai en lui conférant un côté farniente.

Le portrait de la famille Le Guennec vous fera sourire et ne manquera pas de faire écho à certaines situations vécues. Difficile de ne pas s’identifier à l’un de ses personnages hauts en couleurs et qui, bien que caricaturaux par certains aspects, n’en reste pas moins bien pensés.

Ici, on se focalise sur le mélange avec les « pièces rapportées ». Les belles-filles qui tentent d’asseoir leur légitimité à vivre dans cette famille et à en construire leur propre extension, sans perdre leur personnalité au passage.

L’arrivée d’une nouvelle potentielle belle-fille va changer les choses pour les Le Guennec. Martine, sexagénaire encore pleine de vie et d’envie, va ouvrir les yeux sur un train de vie qui ne lui convient plus vraiment. Jacques, son mari, est, quant à lui, terrorisé à l’idée de ne plus travailler et en oublie qu’il y a une vie après le boulot. Cynique et jamais content, il devient de plus en plus difficile à toute la famille de le supporter. S’il prend conscience du gouffre qui se forme entre lui et les autres, son côté gaffeur ne l’aide pas à s’en sortir.

Mon coup de cœur a été pour Antoinette. La mère de Jacques et doyenne de cette famille. Elle n’a pas sa langue dans sa poche et pourtant elle réussi à observer le champ de bataille qui prend forme en gardant une certaine distance. Ses interventions sont toujours savoureuses et elle a ces petites manies de personne âgée que l’on ne peut lui reprocher, même si on se doute bien qu’elle en abuse.

Aurélie Valognes fait mouche en jouant avec un éventail d’émotions au fil des pages. Son écriture fluide et simple rajoute de l’authenticité à cette histoire. On a bien du mal à lâcher ce roman et quand arrive le point final, on est bien triste de quitter cette famille.

Vivement son prochain roman !

En voiture, Simone ! de Aurélie Valognes
Ed. Livre de Poche
Déjà disponible en librairies

Le bonheur dort au fond de soi

David Hare a découvert le bouddhisme, enfin une de ses branches, un peu au gré du destin et des rencontres.

Ce changement de philosophie de vie a donné à son parcours une tournure inattendue. Aujourd’hui, coach personnel, il se lance dans l’écriture pour partager son expérience et nous proposer de nouvelles clefs pour trouver enfin sérénité et bonheur.

Dans son ouvrage, il nous expose les vertus et vérités délivrées par le « mouvement » Nichiren Daishonin, un moine bouddhiste du XIIIème siècle.

Il rythme ses chapitres par une série d’affirmations positives à se répéter à notre tour 1540-1pour donner à notre vie une nouvelle tournure. De plus, des exercices de mise en pratique sont aussi disponibles pour mieux appréhender la philosophie bouddhiste. Une manière de reprogrammer notre cerveau (voir tout notre être) à accepter le bonheur dans les moindres détails.

David Hare pousse à la réflexion et au partage au gré de la lecture. Une manière de rendre cette expérience et cet apprentissage plus palpable.

Le bonheur dort au fond de soi est un ouvrage de développement personnel qui sort un peu des sentiers battus. C’est en effet plutôt un guide de découverte du bouddhisme Nichiren. Une manière de découvrir cette philosophie et non religion pour les curieux (intéressés ou non par celle-ci).

Loin d’être de tenter de nous embrigader dans cette « art de vivre » l’auteur tente seulement de nous donner de nouvelles clefs pour changer notre vision du quotidien. A chacun d’y prendre et d’utiliser ce qu’il souhaite et lui semble bénéfique.

Le Bonheur dort au fond de soi de David Hare
Editions Flammarion
Déjà disponible en librairies
272 pages / 18€

Mon mois de Mai

Pas mal de changement finalement dans mon planning d’Avril, mais l’essentiel a été fait. Et c’était ma formation de 2 jours pour devenir ZIN.

En mai, fais ce qu’il te plaît (ou pas)… Quoi qu’il en soit, ce mois de Mai va être fort sympathique avec tous ces ponts et jours fériés… Reste plus qu’à en profiter !

Vendredi 5 mai :

On débute le week-end par un petit restau entre frangines.

Dimanche 7 mai : 

C’est reparti pour un tour au bureau de vote. Et là, j’avoue que j’y vais avec nettement moins d’enthousiasme que pour le premier…

Mercredi 17 au dimanche 21 mai :

5 jours pour célébrer la nature avec la bien nommée Fête de la Nature. Tout un tas de manifestations dans la France entière. Le détail est disponible sur le site.

Vendredi 19 mai : 

Le premier BBQ entre amis de l’année avec « The Crew ».

La Grenouille avait raisonDimanche 21 mai : 

Grâce à la Team Vital, je vais pouvoir participer à ma première course officielle. 10km pour la Grande Course du Grand Paris. Affaire à suivre… Quoi qu’il en soit, l’après-midi, je suis à l’Opéra de Massy pour découvrir le nouveau spectacle de James Thierrée, La Grenouille avait raison.

Vendredi 26 mai : 

Premier cours de couture avec ma petite Maman.

Spring

Esprit d’enfance de Roger-Pol Droit

L’esprit d’enfance… C’est un grand débat que j’ai souvent avec mes amis.

Je me targue de tout faire pour garder mon « âme d’enfant » face à certaines choses/situations, tandis que certains de mes amis trouvent cela ridicule ou obsolète.

Quand j’ai pris connaissance de l’essai de Roger-Pol Droit sur l’Esprit d’enfance, inutile de vous dire que j’ai été très emballée par cette lecture.

Au fil des pages, l’écrivain et philosophe revient sur sa propre enfance pour mieux illustrer ses propos et sa quête en tant qu’adulte pour maintenir un lien avec l’enfant qu’il était.

Les réflexions se succèdent aux souvenirs, aux mises en situation mais aussi aux exercices pour aider le lecteur à reconnecter (ou à cultiver) son esprit d’enfance.

L’ouvrage n’est pas spécialement ludique. Il ne fait pas partie de la collection Philosophie pour rien. Ce texte est vraiment plus focalisée sur le fait de mener une réflexion personnelle suite à sa lecture. De puiser en nous pour trouver les clefs qui nous permettront de faire revivre l’enfant qui sommeille en nous.

A l’image d’un sport (ou de toutes autres activités), Roger-Pol Droit montre que cet esprit d’enfance ne demande qu’à s’exprimer, à être ravivé dans notre quotidien.

En nous ouvrant sur un aspect de notre vie que l’on tente de refouler/d’endormir à l’âge adulte, ce livre qui ne manque pas de surprendre.

Esprit d’enfance de Roger-Pol Droit
Edition Odile Jacob / Collection Philosophie
Déjà en librairies