Rehab 2

IMG_4089Rendons à César ce qui lui appartient.

Jamais je n’aurais mis les pieds dans ce lieu éphémère si ma petite Zazou ne m’y avait pas entraîné.

Rehab 2 prenait place du 16 juin au 16 juillet (oui, je l’ai découverte le tout dernier jour, 2h avant sa fermeture), dans l’ancienne Maison des Arts et Métiers de la Cité Universitaire. Au total 6 étages, 12 000 m² d’espaces dédiés au street art.

Le principe était d’honorer et de mettre en lumière cet établissement avant qu’il soit détruit et reconstruit. Il était possible de découvrir le futur projet en attendant de pénétrer dans cette caverne aux merveilles.

En tant qu’amatrice de street art, j’en ai pris plein les yeux dès la porte passé. Franchement difficile de savoir où donner de la tête tant il y a avait à voir. Le moindre IMG_4143détails valait le coup d’oeil. En prime, un groupe de danseurs proposaient des performances dans les étages. Bref, une expérience unique qui valait la peine de faire l’heure de queue sous le soleil.

Regrets : Ne pas avoir mon appareil photo sur moi pour faire des clichés digne de ce nom et surtout avoir à traîner mes sacs de shopping (non mais quelle idée de faire les soldes).

Vivement le Rehab 3…

Rehab 2http://rehab2.fr/

Homme qui pleure et femme qui rit…

A bas les stéréotypes ! C’est la volonté de la photographe Maud Fernhout.

Elle propose deux séries mettant en scène d’un côté des hommes en larmes, de l’autre des femmes en train de rire.

Le but est de briser les stéréotypes sexistes autour d’émotions mal vu ou difficilement assumés par les uns ou les autres.

Chaque portrait est accompagné d’une phrase explicative sur les bienfaits que cette émotion a sur la vie de la personne en question.

Des témoignages touchant et inspirant.

Mon groove du moment #7

De la musique, encore de la musique et toujours plus de musique :

Pour le Summer Rain de Sia, j’ai découvert ce très beau clip. Oui, danser sous une pluie d’été est une chose que j’adorerais faire. Ne faire qu’un avec la nature et les éléments, laisser notre corps s’exprimer librement sans se soucier du regard des autres… Bref le kiffe et sur une chanson de Sia, c’est encore mieux…

Du jazz et de l’électro dans un même morceau ? C’est possible avec Parov Stelar spécialiste de l’exercice et qui revient en grande forme avec son Mama Talking. L’effet sur moi (et plus spécialement mes pieds) est immédiat.

Parce que c’est une chanson qui sent les vacances, les beaux jours et la plage… Du moins, c’est ce que m’inspire ce Don’t wanna know de Maroon 5. Et je reconnais que le vidéoclip sur le principe du Pokemon Go m’a bien fait marrer.

C’est le Green Light de Lorde qui rejoint ensuite ma playlist. J’adore la montée en puissance de la chanson et le refrain entraînant.

Et pour boucler cette playlist, l’envoûtant (et apaisant) Truth is beautiful de London Grammar.

Psycho Investigateur – L’héritage de l’homme-siècle

Voici un album qui nous en met plein la vue.

Décidément les éditions Petit à Petit n’ont pas peur de faire dans l’originalité que ce soit au niveau du récit ou de l’objet même que le lecteur prend en mains.

Si lors de la première lecture on se focalise sur le récit, on passe un certain temps à en décortiquer les moindres cases pour y découvrir des énigmes visuelles distillées au fil des pages.

Le tout rend cette BD unique et en fait un bel objet à ajouter dans sa collection.

Côté récit, on est rapidement emporté par ce héros hors norme. Simon Radius à la capacité de voyager dans nos souvenirs et notre inconscient et d’agir sur eux. Alors quand il a l’occasion de s’immerger dans celui d’un centenaire devenu amnésique, il n’hésite pas très longtemps.

De multiples mystères se dévoilent, surtout au vu de la vie riche en voyage qu’à vécu ce vieil homme.

Ce livre m’a bluffé sur le travail effectué du côté des dessins. Couverture à trous, formes des cases, planches faisant écho aux lieux de l’action, page à plier ou à lire en transparence ou à l’envers… Bref, le duo à la tête de ce second tome se sont clairement éclatés au niveau de l’inventivité.

Un bonheur pour les bd-addicts !

Psycho Investigateur – L’héritage de l’homme-siècle 
Scénariste : Erwan Courbier / Dessinateur : Benoit Dahan
Editions Petit à Petit
Déjà disponible en librairies
80 pages / 15.9€

Les primates de Park Avenue

L’anthropologue américaine Wednesday Martin a décidé de se servir de son expérience dans la jungle de Manhattan pour en faire une étude sociologique et dévoiler les coulisses d’un quartier qui a ses propres codes.

Elle s’inspire ouvertement de Jane Goodall qui a passé une partie de sa vie à observer les primates. Ici, on est loin de nos cousins à poils vu que l’on nous propose d’observer de près les mères de l’Upper East Side, l’un des quartiers les plus chics de Manhattan.

En s’y installant, elle avait conscience de mettre les pieds dans un univers à part. Mais la réalité est allée bien au-delà de tout ce qu’elle pouvait imaginer. Cette jeune mère de deux enfants met ainsi les pieds dans une véritable communauté répondant à des codes strictes.

Pour être passé dans ce quartier lors de mon séjour à New-York, on se doute bien qu’on ne joue pas dans la même cour et pourtant rien ne laisse imaginer de telles règles à suivre ou de telles conditions à remplir pour être tolérée ou acceptée par les habitants.

Cette étude est un ouvrage atypique dans lequel le ton décapant et plein d’humour de l’auteur nous donne envie de dévorer chaque page et d’en apprendre toujours plus sur ce groupe de maman pas comme les autres. Soyons honnêtes, on espère aussi ne jamais les croiser. Si certains aspects ne m’ont pas étonnés, j’ai tout de même été fortement interpellé par les coulisses de cette micro société où l’argent coule à flot, où l’on se bat pour dégoter un sac à main de grande marque, où l’inscription scolaire ressemble à une épreuve de survie de Koh-Lanta…

Mais on y voit aussi le côté beaucoup moins glamour avec la détresse de ces femmes qui pour dissimuler leur mal-être et leur quête désespérée de perfection se réfugie dans l’alcool et les médicaments.

Au final, on relativise et on se dit que dans notre routine moins luxueuse on n’est pas si mal…

Les primates de Park Avenue de Wednesday Martin
Editions Globe
Déjà en librairie
320 pages / 22€

L’Afrofunk de Supergombo

SUPERGOMBO RECTOC’est un peu par hasard que j’ai découvert Supergombo. Un groupe de 7 musiciens français fier de son brassage culturel et qui m’a offert la possibilité de vibrer au son de l’afrofunk.

Il y a de multiples consonances dans les morceaux de leur dernier album. Le Sénégal rencontre le Congo ou encore les Etats-Unis, les Antilles ou en Orient au gré de rythme entraînants. On voyage au gré des morceaux, on se laisse emporter dans une danse enivrante.

Le mélange des instruments présents sur scène offrent un mélange riche et qui nous fait voyager dès les premières notes.

On ne sait plus trop où donner de la tête tant chaque morceau nous transporte SUPERGOMBO VERSOdans un mélange d’univers. Sur le papier, ils sont si différents et leur mariage semble improbable. Pourtant, Supergombo parvient à abolir ses barrières d’un simple accord.

Vous l’aurez compris, c’est donc une belle découverte musicale que j’ai pu faire grâce à la réception surprise de ce nouvel album et je vous invite à en faire autant en écoutant le bien nommé Explorations.

 

SupergomboExplorations

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