Believe it or not ?

En des temps ou avoir une religion est presque mal venu et surtout sujet aux interprétations et dérives, je reste admirative de ceux qui croient en restant ouvert d’esprit, sans porter de jugement.

Longtemps la question de « Crois tu en Dieu ?  » a rythmé mes rencontres. Je ne sais pas pourquoi mais quand j’étais plus jeune c’était une interrogation que l’on me soumettait régulièrement. Au même titre aujourd’hui qu’un « Tu fais quoi dans la vie ? « , ou  » Es-tu marié ? ». Je me suis souvent retrouver face à une impasse concernant la réponse à donner.

J’ai été baptisée toute jeune, la logique me rangeait donc parmi les catholiques. Pourtant, après lecture de la Bible (oui, j’ai fait ancien et nouveau testament à l’adolescence), j’ai compris que ma place n’était pas là. J’ai même jeté un oeil au Coran et à la Torah. Rien non plus de ces côtés-là. Plus tard, c’est le bouddhisme qui a piqué ma curiosité. Philosophie de vie plus que religion à mon goût. Mais là encore, je ne m’y retrouvais pas.

Les années ont continué de défiler avec cette question sous-jacente dans un coin de ma tête. Comme si ne pas croire risquait de faire de moi une paria.

Petit à petit, cela s’est imposé comme une évidence. Au gré des expériences et de mon vécu, je me suis façonnée ma propre croyance. Un brin païenne sur les bords la donzelle. Je crois qu’en tant qu’être humain, je suis un petit élément  d’un grand tout dominé par la nature. Simple écrou dans une gigantesque mécanique.

Je crois en cette force vitale inouïe que représente la nature où tout a une raison d’exister même si de prime abord cela nous échappe. Je ressens et j’admire sa toute puissance. Rien de tel qu’un orage pour me rappeler à quel point je suis insignifiante face à elle.

Je crois en la beauté des choses simples. A l’image de cette scène dans American Beauty, où ils s’extasient devant un sac en plastique virevoltant dans les airs. J’adore observer tout ce qui peut se passer autour de moi.

Là où certain pense que je les ignore ou que je suis perdue dans mes pensées. En réalité, un petit rien (du moins pour les autres) m’a interpellé. Comme cette fleur qui a trouvé le moyen de pousser  dans une fissure bétonnée. Comme ce tronc d’arbre qui a tant à nous raconter quand on daigne s’approcher et regarder. Comme cette caresse que le vent vient déposer sur notre joue durant une promenade. Comme mes voisins qui, après tant d’années de vie commune, ne peuvent s’empêcher de se tenir  tendrement la main dès que l’occasion se présente. Comme cet enfant fasciné par une chenille suivant sa route sur la feuille d’un arbre. Comme ces moments, où tout simplement, je décide de m’arrêter, d’observer et de me laisser envahir par toute la vie qui m’entoure.

Toutes ces petites choses qui, individuellement  paraissent insignifiante au plus grand DISNEY-believe-quotenombre, pour moi donnent du sens à chaque souffle, chaque pas. J’ai décidé d’emmagasiner un maximum de ces instantanés de vie. De les garder dans un coin de mon esprit pour y faire appel quand tout me paraît plus terne et sans intérêt. Si certains attendent l’arc en ciel après la pluie, j’arrive à présent à voir la beauté de cette pluie, tout simplement.

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