Mes seins et moi

Depuis l’adolescence, j’ai toujours eu un rapport particulier avec ma poitrine. Il faut dire que rapidement, elle est devenue un objet de fascination pour mes comparses de la gente masculine.

Au collège, je ne passais pas inaperçu avec une poitrine de femme. J’arborais un joli 90C, là où mes camarades rembourraient maladroitement avec du coton leur raisonnable 85A. Pas étonnant d’attirer une nuée d’ados possédés par leurs hormones en ébullition autour de ma personne.

source (1)C’est aussi à cette période que je suis devenue un pro du coup de genou entre les jambes… Entre un ami qui avait la fâcheuse habitude de se rattraper à mes seins lorsqu’il trébuchait face à moi, et le reste des garçons qui avaient pour seul objectif de me mettre la main au panier, comme si toucher mes seins pouvaient leur donner la vie éternelle… Naturellement, tout cela se faisait sous couvert d’une étude scientifique rondement menée par ces chercheurs en devenir, afin de savoir si mes seins étaient des vrais ou le fruit d’un quelconque subterfuge.

En réponse à cette attention non demandée, je faisais tout pour les camoufler derrière des t-shirts XXL ou des sweats difformes.

22450

Il m’a fallu du temps pour accepter et jouer de mon tour de poitrine auprès des autres. Ce n’est qu’à la fac que j’ai commencé à m’en servir comme « atout ». Perturbant les jeunes hommes en retirant un gros pull pour dévoiler un décolleter plongeant.

Vu qu’ils étaient incapables de me regarder dans les yeux quand ils s’adressaient à moi, autant leur offrir de quoi « capter » leur attention. De 95C, je suis passée discrètement à 100C, puis à 105C.

A cette époque, il n’y a malheureusement pas que ma poitrine qui était exponentielle. Outre la difficulté de les planquer, de nombreux soucis de santé ont commencé à se manifester.

Ma poitrine continuait de faire parler. Objet de débat, voir de fantasme, pour les hommes, tandis qu’il était un objet de « jalousie » ou de désolation pour les femmes.

Aujourd’hui, et surtout après deux ans de reprise en main (dont je vous parle plus en détails ici), je suis redescendue, sans vraiment m’en rendre compte, à un « petit » 90 cm de tour de poitrineSeins 3

Si autour de moi les réactions ne se sont pas faites attendre, j’ai eu plus de mal à réaliser cette transformation. Certes, je sentais bien que mon dos souffrait moins… Et puis un beau matin, sous la douche, j’ai brutalement pris conscience que le volume de mes seins avait considérablement diminué. Je ne pouvais plus balayer d’un revers de la main les remarques que l’on me faisait à ce sujet.

Si je ne cache plus ma poitrine, je ne l’utilise plus pour autant comme un « outil » de séduction. On se contente de vivre en harmonie l’une avec l’autre. Ce qui est plutôt un changement positif.

Je me suis même mise au « no bra » enfin uniquement le soir quand je suis chez moi en mode cocooning.

Une seule chose est immuable, c’est que mes seins seront toujours un sujet de conversation pour mon entourage.

giphy

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s