Les 10km du Château de Sceaux, une course au mental !

Ma seconde expérience de course officielle a été quelque peu épique. Si la première avait été pleine de bonne surprise, celle-ci s’est avérée surprenante du côté de mes capacités et des progrès que j’ai fait au fil des mois.

SAMSUNG CSCA l’origine, j’aurai aimé participer au marathon en relais, mais pas évident de trouver 5 autres personnes motivées pour ce genre de défi. Du coup, j’ai décidé de me lancer dans le 10km solo de cet Ekiden du Château de Sceaux.

1ère édition de cette course et il faut dire qu’on l’a bien senti.

Les rumeurs sont allées dans tous les sens durant l’heure supplémentaire d’attente. Entre problème technique, électricité inexistante ou blessure d’un membre de l’équipe technique, difficile de savoir ce qui était vrai ou non. Quoi qu’il en soit, au lieu de partir à la fraîche à 8h30, il a fallu prendre notre mal en patience jusqu’à 9h30. Le tout, sous le soleil et sans eau. Enfin, à l’exception des 10 dernières minutes où des verres d’eau en enfin été distribués aux participants.

Du coup, l’échauffement collectif prévu n’a pas eu lieu. Et à 9h30, un mouvement de foule s’est fait naturellement en direction de la ligne de départ. Sans un mot, les premiers coureurs sont partis en trombe tandis que ceux qui se trouvaient au fond, comme moi, nous demandions si c’était un vrai ou faux départ.

Le fait de devoir clôturer ces 10 km en 1h30 max a fait que nombreux sont les coureurs a être parti très vite. J’ai essayé de ne pas me laisser embarqué par ce flux. Je suis partie à mon rythme habituel. Tout aurait pu se passer au mieux malgré ce départ en côte, mais l’attente et le manque d’eau ont eu un effet que je n’avais pas prévu. A peine 500 m de parcouru et une première crampe est apparu dans mon mollet droit. Tandis que la douleur s’intensifiait, c’est le mollet gauche qui s’est rappelé à moi.

J’aurai pu m’arrêter immédiatement. Ne pas prendre de risque. Abandonner n’était pas envisageable pour moi. Alors j’ai poursuivi. J’ai passé outre. J’ai adapté mon rythme. Et même si les 5km de côtes au total ont été difficile à encaisser, je n’ai rien lâché. Là où d’autres s’arrêtaient ou marchaient, je continuais de courir. J’ai réussi à maintenir mon rythme, voir à l’augmenter lors des derniers kilomètres.

Les ravitaillements en eau aux 3ème et 8ème kilomètres étaient parfait, bien que un peu chiche en eau. Le verre était rempli au tiers. Au vu de la chaleur, des petites bouteilles ou un verre plein n’aura pas été du luxe. Pas étonnant que beaucoup de coureurs ont fait des pauses dès qu’une fontaine se présentait ou cherchait la moindre parcelle ombragée.

Ne rien lâcher tout en profitant de ce magnifique cadre. Courir au Parc de Sceaux, ça a vraiment de la gueule.

Bon, si j’ai réussi à faire 10 km au mental, ce qui n’est pas rien. Surtout en vu d’un photo 3éventuel semi dans moins d’un an. J’avoue que j’ai encore du boulot. Se faire dépasser par les premiers alors que vous n’avez même pas fait la moitié de la première boucle, ça vous fait relativiser. Mais c’est aussi cela qui me rappelle que j’adore courir, que petit à petit je m’améliore et que je fais ça avant tout pour le plaisir.

Au bout d’1h07, je passe enfin la ligne d’arrivée avec mes deux mollets en feu, mes fessiers et mes abdos commençant aussi à piquer légèrement… Il était temps que cela s’arrête.

Une nouvelle médaille de finisher en poche, un mental en acier qui ne cesse de me surprendre et l’envie de savourer encore plus ma Course des Princesses le 18 juin prochain.

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2 réflexions sur “Les 10km du Château de Sceaux, une course au mental !

  1. BOLLEROT dit :

    Bonjour, faisant partie des bénévoles qui ont bossé la veille de 21h à 1heure du mat’ ( fermeture du Parc oblige) et reprise à 4h30′ du mat’ jusqu’à 1h’ du matin le jour de la course ( en plein cagnard comme toi, et sans manger à midi, pas le temps , j’étais au ravitaillement après la course où 1600 bouteilles d’eau ont été distribuées, ainsi qu’aux enfants accompagnés des parents qui visiblement , n’avaient pas fait la course, . Oui, le groupe électrogène a eu des ratés ( alors qu’il est tout neuf, 7000 euros), on a du le faire dépanner par un ami électricien à Lille par téléphone , et sans lui, pas de frigidaire pour les boissons, pas de chronométrage, surtout, donc pas de départ…ni de course.
    Oui, un des 3 organisateurs présents qui bossaient sur le montage du podium à 1h du matin, à la frontale, a été blessé gravement à la main, donc transfert en pleine nuit aux urgences ou il s’est fait opérer, on ne l’a revu que l’après midi du lendemain…
    Il est sympa ton blog, il manque juste un petit mot pour les bénévoles et tous ceux qui ont fait en sorte que malgré tout, tu puisses, toi et 1400 coureurs, te faire plaisir et te dépasser…
    Amicalement

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