That Lovely Girl de Keren Yedaya

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Le Festival de Cannes ne serait pas vraiment le Festival de Cannes sans un film qui fasse polémique. Cette année, il n’a pas été difficile à trouver, vu qu’il a été projeté le second jour dans le cadre de la sélection Un Certain Regard.

Cette année, le film qui a donc choqué une bonne partie de la presse et nous a laissé dans un flou artistique total est That Lovely Girl (Loin de mon père en français) de l’israélienne Keren Yedaya (Mon Trésor, Jaffa). On débute sur une longue scène de brossage de dent, si jusque là tout va bien, on se demande tout de même à quoi s’attendre. Une jeune femme d’une vingtaine d’années vit avec un homme d’un certain âge à Tel Aviv. Violent physiquement et sexuellement, il fait aussi preuve de manipulation psychologique à son égard. Quant à elle, on comprend rapidement que son brossage de dents intensif est lié à sa boulimie et qu’en prime elle est “adepte” de la scarification. Il y a clairement quelque chose de pas clair dans cette relation. Le public doit cependant patienter dix bonnes minutes avant de comprendre que les deux sont, amants certes, mais avant tout père et fille. Oui, les regards hallucinés et les bruits de dégoûts ne manquent pas de se faire remarquer.

Cette relation plus que malsaine évolue sous nos yeux durant 1h30 qui deviennent rapidement éprouvantes (la salle n’a d’ailleurs pas cessé de se vider au fil du récit). Les scènes glauques s’accumulent et ici la réalisatrice préfère jouer la carte de l’explicite plutôt que de l’implicite. On pourrait résumer une bonne partie du film à un cycle précis : Sexe / Manger / Vomir / Se mutiler. La cinéaste n’épargne rien ni personne. Tami s’avère petit à petit être une victime consentante. Le syndrome de Stockholm entre en jeu mais le traitement du récit et des personnages ne permet pas de la prendre en pitié ou d’essayer de comprendre pourquoi elle accepte son rôle de fille/”épouse”. Le summum étant atteint lorsqu’elle pique une crise de jalousie car son bourreau ose ramener une autre femme à la maison ou quand elle retourne volontairement entre ses griffes alors que la vie lui propose une porte de sortie.

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