Rencontre avec l’un des papas d’Astérix

Albert Uderzo

Albert Uderzo

J’ai grandi entouré par des classiques de la bande-dessinée comme Tintin, Astérix, Boule et Bill, Gaston Lagaff… Pourtant, je ne me suis jamais considéré comme une bédéphile avertie. Aujourd’hui encore, c’est grâce à ma Zazou que je découvre un peu plus ce 9ème Art.

Malgré tout, j’ai sauté sur l’occasion de me rendre à ce 40ème Festival de la BD d’Angoulême, surtout que Zazou (et oui toujours elle) m’a offert le voyage et le logement, et, qu’une accréditation presse m’attendait sagement.

C’est donc pour la toute première fois de ma vie que ce jeudi 31 janvier, je mettais les pieds dans la ville des « bulles ».

Restait à savoir comment j’allais ouvrir les hostilités… Ni une ni deux, mes pas m’ont conduit dans la salle Bunuel de l’Espace Franquin pour assister à la masterclass d’Albert Uderzo.

C’est étrange les réactions que l’on peut avoir par moment, mais quand monsieur Uderzo, 85 ans,  est monté sur scène, une énorme bouffé de nostalgie m’a envahi.

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Durant une heure, il a évoqué avec tendresse ses débuts dans la BD qui ont été beaucoup plus simple que pour les jeunes dessinateurs d’aujourd’hui : « mon premier emploi, je l’ai trouvé dans les petites annonces du journal. Il fallait participer à un concours… Et j’ai gagné. »

Puis passage obligé, mais bourré d’anecdotes, il a longuement échangé sur Astérix. J’ai ainsi pu apprendre que Obélix (son personnage préféré) et Idéfix auraient pu ne pas exister mais qu’il les a imposé (parfois malgré lui), qu’avec Goscinny, ils se sont inspirés du film de Mankiewicz pour les décors du palais de Cléopatre et enfin que Falbala ressemble curieusement à sa femme : « Je ne le savais pas en la créant, mais tout le monde m’a dit qu’elle lui ressemblait. »

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Si Uderzo savoure une retraite bien méritée, il continue à avoir un droit de regard sur les futurs albums d’Astérix. Il a donné carte blanche à Jean-Yves Ferri pour les scénarios et annonce que celui du prochain album est « parfait ». Quant à son successeur, Didier Conrad,  il lui donne quelques conseils et vérifie ses planches pour être sûre que la cohérence du style soit maintenue. Malgré cela, il faut bien reconnaître que Astérix sans Goscinny (mort en 1977) et Uderzo, c’est plus vraiment la même chose tout de même…

C’est sur une standing ovation que le dessinateur, affaibli par son arthrose, s’est retiré ému et m’a donné très envie de me replonger dans l’univers d’Astérix.

Pour infos, une excellent documentaire sur Uderzo réalisé par Laurent Boyer sera diffusé à la télévision (pas de date pour le moment).

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