Il faut sauver la planète !

Depuis quelques temps, je songe de plus en plus à m’investir dans le bénévolat et plus spécialement dans l’humanitaire. J’ai fait pas mal de recherche sur le net et puis je suis tombée sur ce livre que je m’étais acheté il y a quelques mois pour le lire quand l’envie m’en prendrait…

Résultat, je me suis lancée et je l’ai lu d’une traite.

Sous-titré « Trois idéalistes dans l’enfer de l’humanitaire », ce récit à trois voix relate les aventures de Ken, Heidi et Andrew lors de leur différentes missions pour l’ONU durant les années 90. Du Cambodge à la Bosnie en passant par la Somalie, Haïti ou le Rwanda, ils retracent leurs espoirs et leurs désillusions quant à leur rôle dans ces pays en guerre.

Leur première mission au Cambodge (il faisait parti des casques bleus devant coordonner les élections devant mettre au fin au règne des Khmers  Rouges) répond à leurs attentes et même plus encore. Ils quittent l’Asie avec des ailes dans le dos, pensant que rien n’est impossible et persuadé que peu importe où ils iront, leur présence changera les choses. Malheureusement pour eux, ils se rendent compte que leurs actions n’est qu’un caillou dans l’océan et qu’un tsunami n’est jamais bien loin…

Alors c’est sans remords, qu’ils écrivent ici leur dégoût, leur incompréhension face aux missions qu’ils doivent remplir sans qu’on leur en donne vraiment les moyens. Ils ne vont pas se contenter d’y perdre leur croyance ou leur conviction, ils vont aussi y perdre des amis. Côtoyer la mort, le danger permanent, la pauvreté et l’extrême violence va les changer profondément.

Ce portrait n’est pas des plus flatteurs pour l’ONU et ses casques bleus, et d’une certaine manière ce n’est pas plus mal ! C’est du vécu, du ressenti, du réel que l’on découvre au fil des pages et entre nous, ça donne envie d’y réfléchir à deux fois avant de s’envoler pour une mission humanitaire.

Cependant, tout comme eux avant leur départ, j’ai ce besoin en moi de faire quelque chose de plus grand que me concentrer sur ma propre personne, d’aller vers les autres et de mieux les comprendre.

« Quelle exaltation : Andrew voulait soigner les plaies de toutes les innocentes victimes de la guerre, dans l’espoir d’y trouver son salut ; déterminée à s’émanciper ainsi que toutes les femmes qu’elle croiserait sur son chemin, Heidi a embrassé la liberté surgie de l’urgence ; quant à moi (Ken), je voulais à tout prix mettre à profit le pouvoir d’une Amérique en pleine expansion pour réécrire seul l’Holocauste à l’envers. Ne riez pas. Nous étions jeunes. Nous n’étions pas les premiers et ne seront pas les derniers à nous aventurer loin de chez nous armés de grandes idées. »

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