Texte perso sans titre

Moi qui ne suis rien, petite particule d’une immense mécanique qui sans moi continuerais toujours de tourner. Comment faire pour sortir de cet engrenage sans pour autant être évincé du reste de ce monde ? Comment ne pas craindre la solitude ou l’abandon quand l’individu n’est pris en compte que par rapport à un groupe ? Quel monde étrange où l’intégration est une épreuve obligatoire pour être reconnu en tant qu’individu appartenant à une société. Certes, la possibilité de sortir du lot est autorisée, c’est ce qui fait de nous des êtres unique ; et pourtant, celui qui en a le courage  est considéré comme le mouton noir, le vilain petit canard. Est-ce normal de rejeter celui qui a le courage de s’affirmer en tant qu’individu, celui qui ne joue pas un rôle pour être accepté de tout le monde ? Il y a quelque chose d’anormal dans les rapports humains. Pourquoi est-il nécessaire de passer un test pour être intégré dans un groupe ? Quelle personne qui arrive dans une classe, une entreprise, un club où les groupes sont déjà formés et soudés ne s’est pas sentie exclu tant que l’un des « tests » n’a pas été passé avec succès ? Qui un jour, n’a pas menti, modifié un événement de sa vie ou ses goûts pour plaire à quelqu’un. Et quand je dis plaire, ce n’est pas uniquement dans le sens d’une relation amoureuse, mais bien dans une relation amicale. Malheureusement, il est très dur d’être à 100% soi-même, de nos jours, dans nos relations avec autrui. La peur du rejet est très présente dans les esprits, mais cette peur ne provient-elle pas du fait que la solitude n’est pas considérée comme une chose normale et saine, dans les sociétés contemporaines ? En effet, dès que nous voyons quelqu’un être seul, un sentiment de tristesse, de malaise ou même de pitié nous pousse à aller vers elle pour ne plus ressentir ce genre d’émotions. C’est donc par la gêne que nous ressentons face à ses sentiments que nous décidons de faire un pas, un geste vers celui qui est différent. L’action de l’homme est alors essentiellement intéressée, car en réponse à son geste, il sera plus tranquille. Et si cette personne, isolées, voulait le rester. Si pour elle c’est une façon de se retrouver, de se sentir bien, le fait de « l’obliger » à accepter une autre présence, ne serait-ce pas transférer notre propre peur de la solitude. Prendre la décision de se différencier, sans tomber dans l’extravagance, juste en s’affirmant en tant qu’être possédant son propre caractère, est le premier pas vers son individualité, sa liberté de penser. Il ne faut plus redouter d’être la brebis galeuse qui refuse de rentrer dans le rang, il faut l’accepter et le revendiquer avec fierté.

Texte écrit en 2003

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