Le Gorille au Lucernaire

Jusqu’au 27 novembre, le Lucernaire vous propose de découvrir sur scène une adaptation de la nouvelle de KafkaLe Gorille signé Alejandro Jodorowsky.

Alors, je sais que pour la plupart d’entre vous le nom de Jodorowsky ne vous dit rien et que pour certains autres qui le connaissent, vous aurez tendance à prendre peur…
Et bien, si Jodorowsky nous a habitué à des films complètement trashs, illuminés et ultra-violents comme El Topo ou la Montagne Sacré, son travail sur le Gorille est beaucoup plus conventionnel.

Pour l’occasion l’homme aux multi-talents dirige son fils Brontis Jodorowsky (ce dernier a déjà joué dans les films de son père comme El Topo). Et après l’avoir vu sur scène, je ne peux faire qu’un simple constat : Le talent c’est de famille chez les Jodorowsky.
Le Gorille raconte l’histoire saugrenue d’un gorille qui après avoir été capturé par les hommes et retiré de sa jungle décide pour s’en sortir et d’essayer de retrouver un semblant de liberté, de devenir un homme lui-même. Histoire kafkaïenne comme je les aime, qui bien que tordu au premier abord, nous dévoile un message beaucoup plus profond et proche de nous qu’on ne le croit.

Et si cette histoire est captivante en tout point, elle l’est surtout grâce à l’incroyable talent / prestance / interprétation de Brontis Jodorowsky. A peine les cinq premières minutes de la pièce se sont écoulées qu’on en oublie que sur scène c’est un homme qui incarne un gorille devenu homme tellement il ne fait qu’un avec son personnage que ce soit dans la gestuelle, la diction ou les mimiques. Il est impressionnant et je n’ai pas pu détacher mes yeux de lui du début à la fin. J’ai rarement vécu une telle expérience en voyant un acteur donner vie à un personnage sur scène. Et rien que pour ça, c’est une pièce à ne pas louper. Au point que l’on se dit qu’1h30 c’est bien trop court. En même temps, il donne tellement sur scène que je me demande comment il ne s’effondre pas de fatigue à peine le rideau tombé.

Si vous voulez aller au théâtre, être déconnecté du monde extérieur tout en écoutant un texte intelligent, sans dépenser une fortune, cette pièce est sans conteste celle qu’il vous faut. La mise en scène très sobre laisse tout le champ libre à Brontis JodorowskyAlejandro offre ainsi un rôle magnifique à son fils en lui demandant de renouer avec son côté primitif.

En plus, voir cette prestation dans une salle aussi intimiste que celle du Lucernaire est un bonheur pour tout amateur de théâtre.

Pour plus d’informations : http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php?option=com_content&task=view&id=628&Itemid=56

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