The XX à la Cigale

Jeudi 18 février, j’ai eu le bonheur d’assister (à une semaine pile d’intervalle puisque le 11 j’étais à celui de Tourcoing) à un nouveau concert de The XX.

Commençons par le début. C’est à la Cigale que The XX revenait jouer à Paris quelque mois après leur première scène au Point Ephémère.
Tout au long de leur tournée européenne, ils sont accompagnés de These New Puritans en guise de première partie.

Et bien autant vous dire qu’on ce serait bien passé de cette première partie. Pourtant j’aime beaucoup leur album, mais sur scène, ils ont encore pas mal de boulot à faire. Sophie Sleigh-Johnson au clavier n’utilise au maximum que trois doigts durant leur prestation. Ce qui est d’autant plus remarquable vu que c’est la seule partie de son corps en mouvement… Par contre, impossible de vous dire lequel des deux c’est (vu qu’ils sont jumeaux) entre Jack et George BarnettThese New Puritans a la particularité d’avoir un chanteur qui passe le plus clair de son temps au sol. Il préfère jouer avec toutes ses machines électroniques, voir même à balancer le micro de gauche à droite dans de grands gestes pour faire des effets de voix, plutôt que de faire vivre sa musique au public. Ils sont jeunes alors on leur pardonne, mais on a vraiment la sensation d’assister à une de leur répèt’ dans leur garage. Et puis faudrait leur dire que les effets de voix avec le micro ça passe dans la musique, mais une fois la chanson terminée c’est complètement inutile !

Enfin, après ça, on a bien mérité de retrouver The XX. Le trio est hallucinant sur scène. Ils dégagents chacun à leur manière une véritable énergie. Le grand et bouclé Jamie Smith au clavier et percu’ se déchaîne un peu en retrait des deux autres, mais ne passe pas pour autant inaperçu. A sa droite, la calme et timide Romy Madley nous envoûte dès qu’elle entonne les premières notes. Plus enfermée dans sa bulle, mais sans être inaccessible, elle contraste parfaitement avec Oliver Sim qui ensorcelle d’un simple regard et accord de guitare tout le public. Il a tout de l’attitude du crooner (look, déhanché, regard) et va même jusqu’à nous rappeler un certain Johnny Cash par moment. Alors autant vous dire qu’à côté d’Oliver, Ezra Koenig (Vampire Weekend) est un peu trop sage à mon goût. Sérieusement, c’est la première fois qu’un chanteur me donne envie d’arracher mes vêtements pour lui…
D’un côté, on a envie de violer Oliver tout en l’écoutant chanter, de l’autre, pour Romy c’est plutôt l’envie de la câliner (surtout quand on apprend que le lendemain du concert elle a perdu son papa) et de s’en faire sa meilleure amie qui prédomine.

Le trio a beau n’avoir qu’un seul album à son actif, ce qui explique le show d’une heure (bien court quand on aime), ils nous on fait le plaisir de jouer deux covers, dont celle très réussite du Teardrop de Womack and Womack.

Entre excellente musique, des jeux de lumières très sympa et une vrai émotion et passion de la part des trois The XX, on ne pouvait espérer meilleur concert.

Envoûtant, magique, ensorcellant… On sort de ce concert sur un nuage, plânant complétement et oubliant le temps d’une nuit tous les petits soucis qui peuvent nous pourrir le quotidien !

Bref, je regrette presque de ne pas avoir pris une nouvelle place pour les revoir (une troisième fois) à l’Olympia.

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